Où et comment est né ‘We Like The World’
La génèse de notre projet n’est pas une histoire simple, liée à un seul fait fondateur. C’est un ensemble d’événements, petits ou grands, heureux ou pas, qui créent l’envie et impulsent l’énergie nécessaire pour se lancer et se dire: « on le fait ! »
Juin 2009: l’histoire a vraiment commencé quand nous avons abandonné des années de lutte pour faire un deuxième enfant. Nous sommes partis dès début juillet en vacances, très loin, pour ne pas gamberger trop. A Bali, nous nous sommes dit : « qu’est ce qu’on pourrait faire comme projet exceptionnel qu’on aurait pas pu faire immédiatement si nous avions eu un deuxième enfant ? » Ben oui, un Tour du Monde. Puis, nous sommes revenus à Paris avec de bonnes résolutions et un nouveau projet commun et le quotidien a repris le dessus, comme souvent.

La maison de naissance de We like The World au Costa Rica
Août 2010: au bord d’une plage du Costa Rica, l’évidence est revenue: nous devons partir. Oui, mais c’est compliqué…Mais non. On a alors commencé à se renseigner : ah, il existe des agences de voyages spécialisées dans les billets « tour du monde », c’est simple alors…Ok, on part!
On part, mais pas n’importe comment. On se met deux critères. Un, ça doit être utile, pas seulement agréable. Deux, il doit y avoir un concept. On n’est pas dans la com pour rien. Et ce concept doit être lié aux réseaux sociaux. Fred n’est pas dans le marketing digital pour rien non plus.
Un matin, il est 5h30, dans la villa au bord de la mer, Estelle et Héloïse dorment encore…et l’idée surgit: « le tour du monde en 80 000 amis ». Grâce aux réseaux sociaux, peut-on être partout dans le monde en pays de connaissances ? Pouvons-nous, partout dans le monde, aller à la rencontre de nos amis Facebook et de leurs amis? L’idée est née…Et elle grandit: et si tout le projet était bâti, co-créé, avec notre réseau ? Le test: on appelle une amie, Sandra, et on lui dit: a-t-on des amis qui ont des amis à Ushuaïa par exemple? Elle répond: oui, moi. Le concept est validé.
Septembre 2010: retour à Paris. Visite du site web de TED. La première vidéo: « Half The Sky » par Sheryl Wundunn, qui nous illumine. L’éducation des filles est un des grands enjeux du XXIème siècle. Les projets qui y sont consacrés ont les meilleurs retours sur investissement (ROI) possibles, parmi tous les types de projets humanitaires…ONU, Banque Mondiale, Unicef, tout le monde le dit. Double strike. Strike 1, affectif: l’éducation des filles, Héloïse. Evidence: elle n’aura pas une petite soeur ou un petit frère, elle aura plein de « petites soeurs ». Strike 2, rationnel: l’éducation des filles, ROI. Du temps bien investi. On s’impliquera dans l’éducation des filles. On prévient nos boss respectifs. C’est parti.
Novembre 2010: Le « quotidien » est un adversaire coriace. Il nous a repris entre septembre et novembre 2010. C’est en novembre que Mariama, la nounou d’Héloïse, sa deuxième maman, décède d’un cancer à 53 ans. La vie est trop courte, on accélère nos préparatifs. On appelle un ami de Fullsix, Damon, on parle de notre projet: le tour du monde de nos amis Facebook. Il nous répond que ça pourrait s’appeler « We Like The World ». Notre deuxième bébé a désormais un nom.











Pingback: We Like The World ou la générosité 2.0 | Corpor@tement Vôtre